Antiquité – Combat Gaulois

Le combat gaulois est un terme générique pour désigner les méthodes et stratégies de combat, seul ou en groupe, des guerriers gaulois du IVème au Ier siècle avant JC. Cette période couvre d’un coté les échanges avec les peuples grecs, et va de l’autre jusqu’à la fin de la période de l’Indépendance, la conquête de la Gaule par Jules César.

Pour le combat il s’agit d’une pratique dynamique, où le bouclier sert tout à la fois d’arme défensive et offensive. Le travail de groupe sacrifie les prouesses personnelles au profit de la cohésion et la défense du groupe entier.

Les armes utilisées sont le grand bouclier ovale à manipule, la lance, l’épée et quelques armes spécifiques d’origines grecques ou romaines.

Sources étudiées

Le combat gaulois, comme toutes les pratiques antérieures au XIIIème siècle, a la particularité de ne pas avoir à sa disposition de source de type manuel. De plus, les civilisations celtes n’étant pas des civilisations de l’écrit, peu de textes écrits par les gaulois eux-mêmes nous sont parvenus.

Il s’agit donc de pratiquer un travail mixte, qui s’apparente à la rétro-ingénierie, mais aussi à la compilation des sources secondaires. L’on va donc partir du matériel et tâcher d’en tirer des théories de pratiques, appuyées ou modifiées par les sources secondaires. Parmi les sources les plus courantes utilisées de concert on peut donc compter :

– Les représentations visuelles, statuettes et statues, dessins et bas-reliefs. Elles permettent des illustrations de mouvements, de proportions ou de combinaisons d’équipements.

– Les textes écrits par les auteurs grecs et latins. À prendre avec précaution, ils donnent de précieuses informations sur les styles, mouvements et états d’esprit des guerriers gaulois.

– Les sources d’études archéologiques comme la traumatologie, l’étude des blessures. Les corps retrouvés sur des champs de bataille ou même dans des tombes permettent de dégager des séries de blessures en contexte guerrier, et d’en tirer des conclusions de vulnérabilité et de coups portés, ainsi que de fréquence d’utilisation des armes rapporté à la fréquence des protections.

– Les objets guerriers retrouvés en fouilles archéologiques : couteaux, épées, boucliers, protections… qui selon leur état et leur construction donnent également de précieuses informations sur leur utilisation.

Le pôle consiste à travailler sur ces sources et en faire l’expérimentation soigneuse lors des séances d’entraînement. Cela permet d’en tirer une pratique cohérente en adéquation avec les sources historiques et les avis des spécialistes universitaires de la question. Le combat individuel est favorisé, le combat de groupe étant abordé lors de séances spécifiques. Une séance type est partagée entre le travail de déplacements, des gestes techniques, et le combat en opposition pour expérimenter.
Le pôle est ouvert à tous, pour l’équipement et les détails n’hésitez pas à consulter le [document de base du combat gaulois] réalisé par les responsables de pôle !

Responsables  : Thibault Gagnage & Gaël Le Follezou